• Date :12/08/2026 18:00 - 12/08/2026 18:00
  • Emplacement 11 Avenue du Pont, 34460 Cessenon-sur-Orb, France (Carte)
  • Plus d'Informations:Salle Occitanie

Description

< La Burla >

Associacion Occitana Cessenonesa

Per la defensa de la cultura e la lenga d’Òc.

Sèti social : 3 carrièra del parc 34460 Cessenon d’Orb

Siti : http://laburla.centerblog.net

Adreça mail : laburla.cessenon@gmail.com


La bufatièira

(La danse du soufflet)

La danse du soufflet était à l'origine, un « branle burlesque » dansée uniquement par des hommes en période de carnaval. A la tombée de la nuit, un groupe muni de soufflets enrubannés - le premier d'entre eux portant le plus grand des soufflets (provenant souvent de l'abattoir communal) - formait une file indienne pour exécuter cette danse burlesque dans le village.

Ce branle a évolué au fil du temps et selon les villages. Dans la région de Béziers, par exemple, il fut un temps où, pendant la danse de l'âne au carnaval, des jeunes gens portant une chemise de nuit de femmes, surgissaient avec des soufflets et soufflaient dans les jambes des filles. Plusieurs origines sont évoquées à propos de cette branle, appelée aussi la « bufotièro ».

Est-ce le rappel du supplice des condamnés à être enflés par des soufflets... ou encore la moquerie infamante du bouchon de paille enflammé (feu aux fesses), ou plus simplement à l'instar des « bouffets » en Provence, la plaisanterie sur le feu intérieur qu'il faut éteindre, comme les paroles l'indiqueraient. En outre, cela ramène aux fameux « micolis » italiens (moucher le feu).

Pour mémoire, le soufflet est également un objet qui remonte à l'ancienne civilisation chinoise, où l'on s'en servait pour chasser le démon ou pour hâter la guérison de mauvaises maladies.

En France, si l'on s'en servait auprès de l'âtre, on dansait aussi en Languedoc « Lous bralhès d'au buffet », le mercredi des Cendres dans le but de chasser les impuretés accumulées pendant la fête, soit par de bons repas, soit par des tromperies, ou bien des rites païens à la veille du Carême. « Lous bralhès d'au buffet » se dansait sans culotte et sans cotillon, afin que le soufflet soit directement en direction de la partie la plus « polluée » des danseurs...

Des écrits prouvent l'existence de ces danses dans tous les villages languedociens et même dans le sud de l'Aveyron, à Villefranche-de-Rouergue, où des textes de 1473 témoignent de l'existence de la « bufatièira », ou « branle dals bufets ».

La musique vient d'un texte imprimé : « la Ficarella ».